Dans l’excitation d’un chantier, on pense à l’essentiel : refaire cuisine, isolation, murs, électricité. On coordonne, on transforme. Mais derrière les plaques, sous les dalles, les rongeurs observent. Chaque modification ouvre temporairement le bâti, chaque faille devient un passage potentiel. L’étanchéité aux nuisibles, souvent ignorée lors des devis, doit être prévue dès le départ, précisément.

 

Pourquoi penser aux rats pendant un chantier de rénovation, de travaux ou de construction ?

 

Chaque chantier est une vulnérabilité pour le bâtiment. En rénovation, on ouvre les murs ; en extension, on perce et raccorde ; en construction, on néglige souvent les nuisibles. Pourtant, les rongeurs profitent immédiatement d’un bâti non protégé. Dès le gros œuvre, le risque existe.

Les rats n’ont pas besoin de forcer l’entrée. Ils exploitent :

Dans un bâtiment neuf, le problème est plus pernicieux : tout paraît propre, net, étanche. Mais si les points d’accès n’ont pas été pensés à la conception (grillages, colmatage, béton fibré), la structure devient un hôtel à rats silencieux. L’erreur fréquente ? Fermer sans contrôler, découvrir plus tard une infestation derrière les cloisons.

En rénovation, c’est pire : anciens réseaux, fissures, murs creux, caves mal ventilées sont autant de portes d’entrée connues. Si vous ne traitez pas ces points pendant les travaux, vous enfouissez le problème sous une isolation flambant neuve.

Les rats s’installent avant les occupants, maison, appartement, ERP ou local, dès qu’ils trouvent un accès, un abri, un peu de calme. Le chantier leur offre tout : silence la nuit, matériaux exposés, murs ouverts, gaines accessibles. Aucun artisan n’est formé pour ça. Un rat adulte passe dans un espace de 18 mm. Une fois le placo posé, vous ne le verrez plus. Lui s’installera dans l’isolant.

Un chantier sans rat-proofing, c’est une erreur de conception. Vous avez une chance unique. Après, c’est trop tard ou trop cher.

 

Les failles structurelles oubliées pendant les travaux : le terrain de jeu des rats

 

La plupart des chantiers sont pensés pour le confort humain, pas contre les rongeurs. Pourtant, ce sont les détails techniques oubliés qui déclenchent les infestations. Chaque phase : gros œuvre, second œuvre, finitions comporte des failles. Si elles ne sont pas traitées avec des matériaux adaptés et une logique anti-intrusion, elles deviennent des points d’entrée actifs.

Rats, loirs, souris ou musaraignes exploitent toujours les mêmes oublis :

Sur le terrain, mêmes erreurs : matériaux inadaptés, aucun contrôle croisé, finitions précipitées. Le maçon laisse une ouverture, le plombier perce, l’électricien passe, le plaquiste referme. Personne n’assure l’étanchéité aux rongeurs. Résultat : bâti propre en surface, fragile en profondeur. Tout espace non inspecté, non grillagé, non scellé devient un accès. Et les rongeurs le trouvent.

Penser dératisation en prévention, c’est cartographier les points faibles pendant l’exécution, pas à la réception. C’est souvent lorsqu’une société de dératisation spécialisée intervient après infestation que ces failles sont repérées, trop tard, à grand frais.

 

Comment intégrer l’étanchéité anti-rongeurs dès la phase travaux ou construction ?

 

Ce n’est pas une étape à part. C’est une logique à intégrer dès le devis. À chaque phase : tranchées, coffrages, réseau, isolation, cloisonnement, des choix simples évitent un terrain à rongeurs, sans surcoût majeur si c’est anticipé. Le rat-proofing s’intègre.

Concrètement, les gestes anti-rongeurs doivent être distribués dans chaque corps d’état :

Chaque ouverture technique est un point d’entrée potentiel. Ce n’est pas une question d’intention, mais de protocole. Chaque fin de phase inclut contrôle croisé anti-rongeurs : test de passage, lampe d’inspection, colmatage. Ce que l’œil humain oublie, le rat le trouve.

Dès la planification, incluez un poste “rat-proofing” au CCTP ou devis, précisant :

Un chantier bien pensé est hermétique aux rongeurs. Cette anticipation évite sinistres, plaintes clients, interventions coûteuses en curatif, renforce la durabilité. Ce n’est pas un luxe : c’est un standard que trop peu de professionnels appliquent en France.